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L’épuisement professionnel

« Loin d’être une simple question de surcroît de travail, le « burn out » est relié au sentiment de ne pas avoir atteint ses buts et ses aspirations, selon des normes intérieures qui sont sans cesse remises en question ou qui peuvent être si élevées qu’elles sont impossibles à atteindre ». W.N.Grosch et David C. Olsen (Souffrir à force d’aider).

Le syndrome d’épuisement professionnel, également désigné par l’anglicisme burnout, combine une fatigue profonde, un désinvestissement de l’activité professionnelle, et un sentiment d’échec et d’incompétence dans le travail.

Le syndrome d’épuisement professionnel est considéré comme le résultat d’un stress professionnel chronique (par exemple, lié à une surcharge de travail) : l’individu, ne parvenant pas à faire face aux exigences adaptatives de son environnement professionnel, voit son énergie, sa motivation et son estime de soi décliner.

En 1969, Harold. B Bradley est la première personne à désigner, dans son article « Community-based treatment for young adult offenders », un stress particulier lié au travail sous le terme de burnout. Ce terme est repris en 1974 par le psychanalyste Herbert J. Freudenberger puis par la psychologue Christina Maslach en 1976 dans leurs études des manifestations d’usure professionnelle.

« En tant que psychanalyste et praticien, je me suis rendu compte que les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie dans notre monde complexe leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »
— Herbert J. Freudenberger